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Pour Pro Alps, il est évident que les routes de col publiques ne doivent pas être réservées à des hôtes payants, même pour une somme de plus de 10 000 francs. Mais Uri n’est pas le seul canton à avoir recours à cette pratique : régulièrement, des routes de col sont réservées pour des courses automobiles, des rallyes de col ou des évènements consacrés aux voitures de sport.

Des Alpes vaudoises jusqu’au col de la Bernina, les cantons ferment des routes publiques pour accueillir des courses et des rallyes automobiles ainsi que pour d’autres évènements motorisés de luxe. Ces spectacles organisés pour quelques personnes privilégiées signifient pour les habitants de ces régions et pour la nature davantage de bruit, de pollution et de restrictions. Pro Alps exige un durcissement des conditions d’autorisation, des actions de sensibilisation et davantage de contrôles pour lutter contre les courses illégales !

L’été touche à sa fin et le bruit des moteurs sur les cols s’éteindra bientôt. Un regard en arrière nous apprend que des courses de voitures, des rallyes de col et des évènements exclusifs consacrés aux voitures de sport entraînent régulièrement la fermeture de routes, une augmentation du bruit et des émissions polluantes dans les Alpes suisses. On compte au moins 16 manifestations de ce genre qui se sont déroulées ces deux dernières années en Suisse, entre les Alpes vaudoises et le col de la Bernina. Sous le nom « Protection des Alpes plutôt que spectacle motorisé », Pro Alps a attiré l’attention sur ces nuisances lors de l’évènement Arosa ClassicCar. Il ne s’agit pas d’interdire fondamentalement ces véhicules historiques ou d’exception mais de faire en sorte que les Alpes, qui souffrent déjà fortement des impacts du trafic, ne servent pas de théâtre à la glorification de cette puissance motorisée.

La Pierre du diable, une leçon à retenir
Avec « La Pierre du diable 2026 », Pro Alps dénonce précisément cette évolution. C’est le Canton d’Uri qui reçoit le prix de la honte pour avoir réservé les cols de la Furka et de l’Oberalp à l’évènement exclusif de voitures de sport appelé « SOC x Classic Driver ». Pro Alps critique l’autorisation accordée par le Canton qui, au nom d’un évènement motorisé commercial, accepte une augmentation du bruit, des émissions et des nuisances dans des espaces de vie fragiles. Cette décision va à l’encontre des objectifs de son propre concept de protection climatique qui vise à décarboner la mobilité liée au tourisme d’ici la fin 2030. C’est justement Uri, berceau de l’initiative des Alpes, qui transforme les cols alpins en théâtre pour le tourisme motorisé. La Pierre du diable représente donc plus qu’un prix symbolique : elle sert de leçon pour une pratique qui se laisse également observer ailleurs.

Sensibilisation et contrôles pour lutter contre les courses illégales.
En dehors des manifestations autorisées, les cols alpins servent également de cadre à des manœuvres de dérapage et des courses illégales qui mettent en danger les autres usagers de la route, qu’ils soient en voiture, à vélo ou à pied.

Pro Alps demande donc une politique d’autorisation plus restrictive pour les courses automobiles commerciales, les rallyes de cols, les manifestations consacrées aux voitures de sport ainsi que pour des rencontres de véhicules sur les routes publiques des Alpes. Au lieu de spectacles mettant en avant la puissance automobile, il faudrait promouvoir des manifestations permettant de découvrir les régions alpines dans le respect de la nature. Il faut également renforcer les contrôles le long des routes de col et mener un travail de sensibilisation ciblé pour mettre en évidence les dangers que représentent les courses illégales pour tous les usagers de la route.

Photos de la remise du prix

(disponibles dès le 23.10.2026 à 18 h)

 

 

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